Burkina – Forage du puits pour les villageois de Doulou

Il y avait urgence ! Il faudrait 8 puits pour satisfaire les besoins en eau potable des  4 105 habitants de Doulou. 4 forages existent dont 2 sont hors service. La pénurie d’eau est dramatique pendant la saison sèche… Nous avons pu financer le forage d’un nouveau puits et les travaux ont démarré cet été.

C’est pour éviter les conflits d’approvisionnement en eau, entre la population rurale de Doulou et les équipes travaillant sur le terrain de maraichage, que la demande  de forage d’ un puits nous a été adressée par l’AVO de Koudougou, au nom du chef du village.

Frères de Sens a pu réunir, fin mai, le  financement pour ce nouveau puits, devisé à 1700€. 

Le Projet

Il s’agit d’un puits d’un diamètre de 2 mètres équipé d’une margelle pour le fermer après utilisation. Les utilisateurs l’ouvriront puis le fermeront pour éviter que des déchets ou petits animaux ne tombent dans le puits  et compromettent la potabilité de l’eau. Cette margelle sera équipée de poulies qui facilitent la remontée de  l’eau. Pour puiser l’eau, il faudra passer une corde munie d’une puisette et faire remonter la puisette par traction. Les usagers auront donc à travailler un peu. » C’est bon pour la santé.! »

Point d’étape au 1er août

« A ce stade, nous estimons que la travaux sont réalisés à 75%. Dès à présent l’eau est disponible. Il reste à  finir la margelle avec les dalles de fermeture du puits; elles sont prêtes.et dès qu’elles seront sèchent nous pourrons les poser et les sceller. Il restera ensuite à fixer la porte et installer les poulies« . Souleymane

Le forage est terminé.

Le forage est terminé.

Point d’étape à fin juin

Le puits qui  juxtapose le terrain de maraichage est en cours de forage, une1ère étape, assez longue, car il s’agit d’évacuer les gravats et la boue jusqu’à l’atteinte de la nappe d’eau potable. On peut présumer que  la profondeur pour atteindre la nappe phréatique se situe à 15 mètres, mais si ce n’est pas le cas,  il faudra continuer à creuser.

En attendant la fin des travaux , et jusqu’à la saison des pluies, les femmes du village continuent à s’approvisionner sur le  terrain de maraichage

Ravitaillement en eau sur le terrain de maraichage à Doulou en attendant la fin du forage du puits

Ravitaillement en eau sur le terrain de maraichage à Doulou en attendant la fin du forage du puits

Les premières images qu’Esther et Souleymane nous ont adressées

les équipes en action au début du forage du puits

les équipes en action au début du forage du puits

La profondeur du puits a atteint les 7 mètres

La profondeur du puits a atteint les 7 mètres

Le contexte

L’un des problèmes majeurs du Burkina Faso est son déficit en eau.
Ce qu’il faut savoir, c’est que les membres d’une famille à Doulou  on besoin de 10 à 40 litres d’eau par jour pour boire, faire la cuisine et se laver. En France, nous consommons 200 litres d’eau par jour et par personne. Cela résume l’acuité de la question de l’ accès à cette denrée rare et précieuse dans une zone où les précipitations annuelles moyennes varient de 300 à 750mm

La situation du village

Souleymane, chargé de projet,  nous explique :

« Doulou dispose de 4 forages pour l’approvisionnement en eau de la population. Malheureusement, ces forages datent de 30 ans et tombent régulièrement en panne. C’est le cas actuellement  de 2 forages sur les 4. Les normes de disponibilité d ‘eau potable pour un puits peuvent desservir 500 personnes. Il faudrait 8 forages pour que l’eau potable soit disponibles pour les 4 105 habitants de ce village ! »

Pendant cette saison sèche, une grande partie des ménages se ravitaillent désormais à grands coups de barils de 200 litres au forage du terrain de maraichage. Or ce forage est relié à un tank de stockage de 4000 litres pour irriguer l’hectare de culture, grâce au système d’irrigation par goutte à goutte que nous avons pu financer  en 2014.

Aprovisionnement eauPendant la saison sèche (octobre à juin) des dizaines de familles viennent  se ravitailler chaque jour, de l’aube au crépuscule, au robinet réservé aux productrices. La conséquence directe :  le tank se vide trop vide et le système d’irrigation n’est plus suffisamment alimenté pour irriguer les cultures en eau.

La solution : forer un nouveau puits

C’est à 400 mètres du terrain de maraichage, qu’il est prévu de forer un puits de grand diamètre pour atteindre la nappe phréatique qui se situe entre 20 et 30 mètres de profondeur. Le pompage/tirage d’eau se fera pendant le creusage ;  l’évacuation des gravats et de la boue se déroulera pendant cette phase  jusqu’à l’atteinte de la nappe d’eau potable.

Un projet qui nous tient à cœur pour qu’il n’y ait plus de conflits entre les villageois et l’équipe en charge du développement des cultures maraichères ! A suivre

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s